Du XIIIe au XVe siècle, lorsqu’un auteur voulait faire un travail sérieux sur l’histoire de France, il allait se renseigner à Saint-Denis, abbaye proche du pouvoir capétien et gardienne des insignes royaux, qui se flattait d’être la mémoire de la dynastie. Même s’il n’y allait pas, il valait mieux prétendre qu’il y était allé... Voici le texte que lui proposaient les moines bénédictins de Saint-Denis : un recueil de textes historiques depuis les origines, qu’ils avaient compilé à partir de sources antérieures, et qu’ils s’attachaient à tenir à jour. Avec ses erreurs, ses lacunes et ses réussites, c’est la base de travail des historiens et chroniqueurs, le socle de connaissances supposées sûres sur lesquelles ils bâtissaient leur propre édifice.