Comment utiliser la base « CartulR – répertoire des cartulaires »

Pour une utilisation optimale, il est bon que chaque utilisateur recoure régulièrement aux différents glossaires : sont disponibles un glossaire des différents types de cartulaire énumérés dans ce répertoire ; un glossaire des différents champs en usage. Pour chacun des termes, une définition plus ou moins précise est proposée.

Interroger

S’il est possible de feuilleter ce répertoire, il est évident qu’il a d’abord été conçu pour être consulté. Plusieurs modes d’entrée et de recherche dans le corpus ont été mis en place.

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Une recherche par mot

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N’importe quelle chaîne de caractère peut être interrogée.

Une recherche par « index »

soit par régions (civiles actuelles), départements ou provinces (selon les pays) ou diocèses (anciens ou récents). Depuis une liste de régions/provinces/diocèses, on accède aux « producteurs » de cette zone géographique et, partant de chacun d’eux, le lecteur arrive à chacun des cartulaires émis par ce producteur.

Voici un exemple de requête par diocèse : étape 1

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Etape 2 :

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Ensuite, il s’agit de choisir une des institutions productrices de cartulaire et de naviguer jusqu’aux cartulaires recherchés en cliquant sur l’institution choisie (cf. infra).

Une recherche avancée

Soit une recherche « libre » par nom de producteur ou de cartulaire, sans se préoccuper de troncatures ou d’opérateurs booléens...

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Ou encore une recherche de producteur de cartulaire en combinant certains critères géographiques ou d’ordre religieux (si le producteur est religieux…).

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Ou encore un troisième type de requête combinée, dite « recherche de manuscrit » :

Il s’agit ici de rechercher un manuscrit ou un type de manuscrit particulier, par le biais de la typologie de cartulaire, de la cote, de la datation, du numéro Stein, ou encore en en spécifiant le producteur… Chacun de ces éléments pouvant être combiné les uns avec les autres pour préciser la requête.

Le formulaire tient sur deux écrans :

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Consulter les notices

Une fois l’interrogation effectuée, vous parvenez aux formulaires de réponse contenant les notices des cartulaires recherchés. Les informations sont réparties en deux écrans de consultation essentiels pour chacun des cartulaires, l’un dédié aux « entités », l’autres aux « exemplaires ». Avant toute chose, il faut justifier le choix d’une présentation des données « par onglets » : les deux ensembles « entités » et « exemplaires » comptaient trop de champs de données, trop différents, pour être tous placés sur un seul écran. La solution choisie ici semble la plus ergonomique.

Voici un exemple de l’écran « entité » :

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L’écran « entité » (le numéro de l’entité se trouve repris dans l’URL pérenne : http://www.cn-telma.fr/cartulR/entite1140/ ) constitue le premier niveau d’analyse du document, le niveau supérieur dont nous avons déjà parlé plus haut. C’est le cartulaire d’une personne physique ou morale, un « producteur » (au sens archivistique du terme). Voilà pourquoi l’institution (ou la personne physique) productrice se trouve détaillée ici, associée au nom du cartulaire, éventuellement à des éléments de datation. La combinaison de tous ces éléments permet de donner les coordonnées du cartulaire qui a existé à un moment ou un autre : des coordonnées géographiques/institutionnelles et chronologiques, couplées à un « nom de cartulaire ». Ce nom peut être flanqué d’un identifiant numérique entre crochets carrés, par exemple [1] : cet identifiant sert à distinguer cette entité-cartulaire d’une autre qui porterait rigoureusement le même nom ou le même intitulé ; cet élément discriminant n’a pas d’autre vocation. On notera les différents rattachements liés à la géographie ecclésiastique ou laïque, ayant pu évoluer avec le temps, comme le changement ici de province ecclésiastique.

Le second onglet important est celui de la tradition, qui donne pour chaque cartulaire la tradition manuscrite qui le concerne.

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Dans notre exemple, on constate que le cartulaire de l’abbaye de la Roë est connu au travers d’un original conservé, de deux copies et de deux extraits apparentés. Deux autres extraits conservés à la Bibliothèque municipale d’Angers ont été conservés, mais on ne sait s’ils sont liés d’une façon ou d’une autre à l’original et aux copies et extraits mis en stemma au-dessus. Peut-être sont-ils des extraits de l’un ou l’autre de ces exemplaires, mais à défaut d’avoir pour l’instant procédé aux enquêtes nécessaires pour l’établir, on préfère présenter les informations de la sorte, de manière neutre. On accède à la notice de chacun de ces manuscrits en cliquant sur la cote.

Mais avant cela, notons l’onglet bibliographique. C’est ici, pour éviter des répétitions inutiles et pour faciliter le travail du chercheur que se trouvent cités, une fois pour toutes, éditions, travaux, notes diverses, produits et publiés par des érudits et universitaires au fil des siècles, relatifs à ce cartulaire ou à un de ses manuscrits.

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On notera dans l’onglet « crédits » le nom de l’auteur de la notice, le nom de la dernière personne à avoir révisé la fiche et, enfin, la façon dont cette fiche doit être citée dans un travail scientifique.

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Une fois arrivé au niveau 2, au niveau du manuscrit, par le biais de l’onglet « tradition », le formulaire paraît assez similaire au premier, mais quelques données changent, dont l’URL (ici http://www.cn-telma.fr/cartulR/codico1879/?para=1140t19, soit l’unité codicologique 1879 de l’entité 1140).

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On constate que la cote du manuscrit ainsi que sa qualification (ici, « original ») se trouvent en tête de la notice. Sous l’onglet essentiel « exemplaire-tradition », on trouve répétées les informations de l’onglet « tradition » de la fiche « entité », mais avec l’exemplaire consulté mis en évidence en caractères gras, afin de le distinguer et de le situer dans la tradition, mise en évidence sur un fonds grisé. Dans la marge de gauche, un intervalle de datation (la seconde moitié du XIIe s. ici, identifié par un terminus post quem, 1151 et un terminus ante quem, 1200). C’est ici que se trouvent les numéros d’identification par rapport aux instruments de repérage des cartulaires déjà publiés, comme le « numéro Stein », permettant le repérage du cartulaire dans la Bibliographie d’Henri Stein.

Sous l’onglet « codicologie-élaboration », vous trouverez une notice codicologique plus ou moins détaillée ainsi qu’une histoire du manuscrit, de son élaboration à son arrivée au dépôt d’archives et son sort au sein de ce dépôt, du moins si des informations nous sont parvenues à ce sujet.

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Autre exemple, pour un autre cartulaire, de notice codicologique plus lourde :

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Sous l’onglet « contenu », on trouve des informations sur les pièces contenues dans le cartulaire, le nombre d’actes et les dates extrêmes des actes copiés, les tables ou indexes, les documents ajoutés (censiers, comptes…).

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La mention d’un éventuel microfilm conservé à l’IRHT se trouve sous l’onglet « reproduction ». On notera, comme pour l’entité, un onglet « crédits » au contenu similaire.

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